Les cadres du parti ont ainsi désavoué leur secrétaire national, Pierre Laurent.
C'est la révolution au PCF. Réunis en conférence nationale, les 535 délégués de la formation[1] communiste ont choisi, samedi 5 novembre à Paris[2], de privilégier< sup>[3], à 55,7 % des voix, une candidature communiste pour la présidentielle de 2017. Ce faisant, ils ont désavoué leur secrétaire national, Pierre Laurent, qui avait pris position pour l'autre option proposée : celle de soutenir[4] la candidature de Jean-Luc Mélenchon[5]. Le dernier mot reviendra cependant aux 50 000 adhérents revendiqués par le parti qui seront appelés à se prononcer[6] les 24, 25 et 26 novembre.
Si la décision finale n'est donc pas acquise, c'est tout de même un petit séisme qui secoue la place du Colonel Fabien. « C'est un peu historique », reconnaît un proche de M. Laurent. Dans son discours de clôture, le numéro un du PCF a salué « une belle leçon de démocratie », « une extraordinaire leçon de vie politique[7] » et de se dire[8] « plus que jamais fier[9] d'être le secrétaire national » de ce parti.
Lire aussi : PCF : Pierre Laurent privilégie le soutien à Jean-Luc Mélenchon [10]
L'alternative Montebourg
L'option 2, telle que formulée sur le bulletin de vote, indique que « les communistes décident de présenter[11] une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter[12] d ans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement ». « Des camarades sont disponibles », est-il ajouté. Autre précision de taille : cette candidature pourrait, « si la situation l'exige », se retirer[13] au profit d'une « candidature commune d'alternative à l'austérité ». Vendredi, M. Laurent avait reconnu devant la presse que si Arnaud Montebourg remportait la primaire socialiste, cela pourrait changer[14] la donne. La première option, qui avait la préférence de la direction du parti, privilégiait d'« appeler[15] à voter[16] » pour Jean-Luc Mélenchon, assorti d'une « autonomie critique et constructive ».
Cette décision, si elle était confirmée par les militants fin novembre, signerait le divorce final des communistes avec Jean-Luc Mélenchon. Le désamour était d'ailleurs palpable dans la journée au fil des prises de parole des délégués. Même ceux qui étaient favorables à un soutien à leur ex-partenaire avaient du mal à trouver[17] un élan positif pour défendre[18] leur choix. Les promoteurs d'une candidature communiste, coalition hétéroclite de cadres issus de sensibilités identitaires du PCF comme de partisans d'une alliance avec le PS - la candidature pouvant être[19] retirée -, étaient en revanche plus tranchants.
Il faut dire que l'intransigeance de leur candidat de 2012, qui n'a fait aucun geste envers ses ex-alliés, n'a pas aidé. « C'est la démocratie qui a parlé », s'est réjoui André Chassaigne, président du groupe de la Gauche, démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale. Lui-même favorable à une candidature maison s'est dit « disponible ». « Mais chez nous, nous ne sommes pas dans la présidentialisation avec un candidat autoproclamé mais dans une démarche de rassemblement », a ajouté le député du Puy-de-Dôme.
« Une candidature de plus »
Du côté de la direction, la déception était palpable. « Les délégués ont vu que ce que porte Jean-Luc Mélenchon n'est pas ce qui faisait notre campagne de 2012 », note le porte-parole du parti, Olivier Dartigolles. Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du parti, met en garde ses camarades : « L'option de la candidature communiste peut sembler[20] prometteuse mais elle n'apparaîtra pas comme une candidature de rassemblement mais comme une candidature de plus. Ca nous sera plus reproché que crédité. »
Déjà mis en difficulté au congrès de juin, Pierre Laurent, quant à lui, paie des mois de tergiversations. Répétant qu'une candidature unique de la gauche alternative permettrait d'éviter un second tour droite-extrême droite, il a mis tout mis en œuvre pour en trouver une qui ne soit pas celle de Jean-Luc Mélenchon, parti seul en campagne en février. En vain. Il a finalement dû se résoudre à se rallier au député européen. Après avoir longtemps porté le « tout sauf Mélenchon » et vu ses lieutenants attaquer un candidat qui lui-même ne les épargnait pas, il ne pouvait pas attendre autre chose de la part de ses troupes. « Il y a u n côté politique[26] et un côté passionnel dans le choix de la conférence nationale, reconnaissait d'ailleurs Mme Vieu. Quand on s'engueule avec Mélenchon à longueur de journée sur les réseaux sociaux[27], le premier réflexe n'est pas de retourner[28] avec lui. »[21][22][23][24][25]
References
- ^ Toute l'actualité formation (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Paris (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe privilégier (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe soutenir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Jean-Luc Mélenchon (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe prononcer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité politique (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe dire (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe fier (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ PCF : Pierre Laurent privilégie le soutien à Jean-Luc Mélenchon (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe présenter (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe porter (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe retirer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe changer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe appeler (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe voter (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe trouver (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe défendre (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe être (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe sembler (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe résoudre (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe rallier (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe avoir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe attaquer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe attendre (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité politique (www.lemonde.fr)< /li>
- ^ Toute l'actualité réseaux sociaux (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe retourner (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ le refus par les cadres du PCF d'un ralliement à Jean-Luc Mélenchon (www.lemonde.fr)
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