Ils pourraient être entre 260 000 et 560 000 à aller voter, les 20 et 27 novembre, pour départager Alain Juppé de Nicolas Sarkozy.
Le sujet a été largement abordé ces derniers jours. L'immixtion des sympathisants de la gauche dans la primaire de la droite et du centre[1] pourrait bien peser[2] s ur le résultat des scrutins des 20 et 27 novembre.
D'après trois sondages publiés au mois de septembre (BVA[3], IFOP[4] et Ipsos[5]), ils pourraient être[6] entre 10 % et 16 % des participants à la primaire, soit de 260 000 à 560 000 selon les estimations, sur les 2,6 millions à 3,5 millions de votants estimés.
Difficile, toutefois, de prévoir[7] leur participation effective à partir[8] de ce qui n'est, pour l'instant, que du déclaratif.
Lire notre enquête : Ces électeurs de gauche qui veulent voter à la primaire de droite [9]
Nous vous[10] proposons une approche chiffrée de la question à partir des trois sondages publiés.
Au premier tour, Sarkozy en tête… si les sympathisants de gauche ne votaient pas
D'après les chiffres des trois études, c'est clairement Alain Juppé qui bénéficie le plus du « soutien » potentiel des sympathisants de gauche, ces derniers représentant 6 % à 7 % des intentions de vote sur son nom.
Selon nos calculs (voir la méthodologie ci-dessous), l'ordre d'arrivée à l'issue du premier tour serait inversé si les sympathisants de gauche ne prenaient pas part au scrutin. Dans les trois sondages, Nicolas Sarkozy[11] arriverait en effet en tête avec, au mieux, 38,5 % des suffrages (sondage BVA dans lequel la proportion des sympathisants de gauche dans le vote Juppé atteindrait 19,8 % contre 1,5 % dans celui de Sarkozy) ou, au plus bas, avec 35,4 % des voix (sondage IFOP avec 21,9 % de sympathisants de gauche dans le vote Juppé contre 4,13 % dans celui de Sarkozy).
Au second tour, Alain Juppé en tête, mais…
Selon les trois sondages, Alain Juppé arriverait largement en tête au second tour avec 56 % à 57 % des suffrages. Encore une fois, le vote des sympathisants de gauche joue un rôle considérable dans le score du maire de Bordeaux[12].
En ignorant le vote de ces sympathisants, Alain Juppé arriverait toujours en tête, mais l'écart avec Nicolas Sarkozy s'en trouverait fortement réduit (de 2,1 points à 4,5 points).
En prenant en compte les marges d'erreurs propres à chacun des sondages, Alain Juppé ne serait pas assuré de l'emporter si les estimations devaient se situer[13] dans les fourchettes basses.
Ces données, émanant de sondages présentés comme un reflet de l'« état de l'opinion à l'instant de [leur] réalisation et non pas une prédiction » (Ipsos), n'ont d'autres prétentions que d'évaluer le poids des sympathisants de gauche dans la primaire de la droite et du centre.
Maxime Ferrer
References
- ^ Toute l'actualité centre (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe peser (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ BVA (www.bva.fr)
- ^ IFOP (www.ifop.com)
- ^ Ipsos (www.ipsos.fr)
- ^ Conjugaison du verbe être (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe prévoir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe partir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Ces électeurs de gauche qui veulent voter à la primaire de droite (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité vous (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Nicolas Sarkozy (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Bordeaux (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe situer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ est disponible dans ce tableau (docs.google.com)
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