Senin, 07 November 2016

Présidentielle américaine, J – 1 : le FBI crée à nouveau la surprise - Le Monde

Confortée par la décision du FBI de ne pas la poursuivre, Hillary Clinton a continué son marathon de meetings, dimanche, afin de convaincre les électeurs indécis.

James Comey, le 27 septembre à Washington.

« Sur la base de cette enquête, nous n'avons pas changé les conclusions que nous avions exprimées en juillet en ce qui concerne Mme Clinton », a écrit James Comey aux présidents républicains des commissions du Congrès concernées. À l'époque, le directeur du FBI avait estimé que la négligence dont avait fait preuve Mme Clinton dans la gestion de ses courriers électroniques ne méritait pas l'ouverture de poursuites judiciaires.

Lire aussi :   Affaire des emails : le FBI maintient sa position de ne pas poursuivre Hillary Clinton [1]

Contrairement à celle du 28 octobre, la lettre de M. Comey n'a guère fait l'objet de commentaires. Si elle n'a pu que s'en réjouir[2], Mme Clinton s'est bien gardée d'évoquer le sujet lors de son dernier meeting de campagne, dimanche 6 novembre. Elle a sans doute voulu éviter[3] que cette question ne pollue plus longtemps encore une campagne qu'elle a été contrainte de réajuster[4] du fait de l'effritement de son avance dans les intentions de vote.

Son adversaire républicain Donald Trump[5] s'était bruyamment félicité de l'ouverture d'un dossier « plus important que le [scandale du] Watergate ». Privé de l'argument de la crise institutionnelle que ne manquerait pas de créer[6] selon lui une mise e n cause de Mme Clinton si elle était élue le 8 novembre, M. Trump a continué imperturbablement de dénoncer[7] un système « truqué » dans le Minnesota. Il a martelé que « Hillary Clinton[8] fera l'objet d'enquête pendant très longtemp s pour tous ses crimes contre notre pays ». Un peu plus tard, dans le Michigan, il a assuré : « Hillary Clinton est coupable, elle le sait, le FBI le sait, tout le monde[9] le sait ». Selon lui, la police[10] fédérale n'a pas eu le temps matériel d'examiner les nouveaux courriers électroniques dont le nombre a été estimé à 650 000 par la pres se américaine.

« Nous nous dirigeons vers des années difficiles »

L'ancien président républicain de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, s'est montré très pessimiste à propos de l'après-présidentielle, dimanche, sur NBC. M. Gingrich, qui soutient le candidat du Grand Old Party à la présidentielle, Donald Trump, a estimé que si ce dernier l'emportait, il devrait affronter[11] l'opposition de la fonction publique qui lui est, selon lui, hostile. Dans le cas de l'élection de son adversaire démocrate, il a assuré que cette dernière serait paralysée par des enquêtes[12] « interminables ».

Lire aussi :   « Le duel Trump-Clinton passera sans doute à la postérité comme la campagne qui a ébranlé la démocratie » [13]

Le président Barack Obama[14], en campagne pour Hillary Clinton en Floride, dimanche, s'est moqué de l'annonce du New York Times (qui a pris position en faveur de l'ancienne secrétaire d'Etat) selon laquelle l'équipe de campagne de Donald Trump aurait décidé de gérer[15] son compte Twitter[16]. Cela est destiné à éviter la publication de textes offensifs dont le milliardaire est coutumier, à quelques heures du vote. « Quelqu'un qui ne peut pas gérer son compte Twitter[17] ne peut pas disposer[18] des codes nucléaires », a ironisé M. Obama.

3 %

Seulement 3 % des grands quotidiens américains ont apporté leur soutien au candidat républicain Donald Trump selon le site TheHill. Il s'agit du plus mauvais chiffre obtenu par un candidat à la présidentielle depuis 1972. À cette époque, seulement 7 % des journaux avaient décidé de soutenir[19] le candidat démocrate George McGovern face au président républicain sortant Richard Nixon.

Melania Trump a introduit son mari Donald Trump à l'aéroport international de Wilmington en Caroline du Nord, le 5 novembre.

Hillary Clinton, qui avait prévu d'achever son marathon en fin de journée à Philadelphie, dans une Pennsylvanie devenue incertaine, a rajouté une ultime étape à Raleigh, en Caroline du Nord, dont le vote sera également décisif le lendemain. Elle y prendra la parole à 23 h 45 selon son programme.

Après avoir enchaîné quatre réunions publiques dans quatre États différents dimanche, son adversaire républicain, M. Trump présent à Raleigh en début d'après midi, se sera exprimé pour la dernière fois à Grands Rapids, dans le Michigan, à 23 heures, selon son planning.

Lire aussi :   En Pennsylvanie, les partisans d'Hillary Clinton en rangs serrés [20]

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