Senin, 26 September 2016

En Espagne, le parti de Mariano Rajoy renforcé par des régionales en Galice et au Pays basque - Le Monde

Le Parti populaire conserve la majorité absolue en Galice. Les socialistes sont eux devancés par Podemos et leurs alliés locaux.

Le Monde | • Mis à jour le | Par

Le candidat du Parti Nationaliste basque (PNV), Inigo Urkullu célèbre sa victoire aux élections régionales basques, le 25 septembre.

En Espagne[2], le parti du chef du gouvernement sortant, le conservateur Mariano Rajoy, s'est maintenu en Galice et a limité la casse au Pays basque, lors de régionales très attendues[3].

Le Parti populaire (PP) était en tête dans son fief de Galice, une région agricole du nord du pays où il conserve sa majorité absolue au parlement régional, avec 41 sièges sur 75.

Au Pays basque, le PP arrive en dernière position avec seulement neuf sièges sur 75, un résultat attendu dans cette zone fortement nationaliste et indépendantiste. Et c'est le Parti nationaliste basque (PNV, modéré), qui gouvernait déjà la région, qui sort renforcé du scrutin, en remportant deux sièges de plus qu'il y a quatre ans (29 sur 75).

Lire aussi :   Le Pays basque se méfie du séparatisme [4]

Dans les deux régions, les résultats laissent entendre[5] que les Espagnols ont voté pour la poursuite des politiques menées durant la crise. Un choix qui pourrait s'expliquer par le début de la reprise économique observé depuis 2013 ou, simplement, le manque de confiance dans une gauche très fragmentée, qui aurait eu du mal à se mett re[6] d'accord pour gouverner[7].

Les indépendantistes en tête au Pays basque

Sans surprise, c'est la déconfiture pour le Parti socialiste[8] ouvrier espagnol (PSOE), qui obtient le même nombre de sièges que le mouvement citoyen En Marea en Galice, l'allié local de Podemos, mais 16 000 voix de moins.

Au Pays basque, les socialistes arrivent quatrièmes avec seulement neufs députés, sept de moins que lors de la précédente législature. Ils sont également dépassés par Elkarrekin Podemos, qui fait son entrée au parlement régional en troisième position avec 11 députés, derrière le PNV et la coalition indépendantiste de la gauche abertzale EH Bildu (17).

Les forces nationalistes et indépendantistes sont ainsi largement en tête au Pays basque. « Cinquante-sept des 75 sièges disent que nous sommes une nation et que nous avons le droit de décider » (sur l'indépendance), a ainsi déclaré le secrétaire général d'EH Bildu, l'ancien militant d'ETA Arnaldo Otegi, qui en a profité pour envoyer[9] « une pensée à tous ceux qui sont en prison et exilés ».

Néanmoins, il est plus que probable que le PNV renonce à revendiquer[10] le droit à l'autodétermination pour pouvoir[11] sceller, comme à son habitude, une alliance stable avec le Parti socialiste basqu e qui lui permette de gouverner avec la majorité absolue des députés.

Une paralysie politique

La grande question que tous les analystes se posent est de savoir[12] si ces élections auront des répercussions sur la scène politique[13] madrilène. Elles ont en effet lieu alors que l'Espagne n'arrive pas à se doter[14] d'un nouveau gouvernement depuis plus de neuf mois, après des législatives, en décembre 2015 puis en juin, qui ont débouché sur la fragmentation du Parlement entre quatre grandes forces : le PP, le PSOE, Podemos et le parti de centre[15] Ciudadanos.

Lire aussi :   En Galice et au Pays basque, des élections clés pour l'Espagne [16]

Le PP est le premier parti mais il fait face au veto des socialistes, de Podemos et des indépendantistes basques et catalans qui refusent d'investir à nouveau M. Rajoy, au pouvoir depuis la fin de 2011.

Lire aussi :   Mariano Rajoy cherche une sortie de crise [17]

Or tout porte à croire[18] que le mauvais résultat de dimanche pour le PSOE pourrait accroître[19] la pression sur le secrétaire général Pedro Sanchez pour qu'il lève son veto ou passe le témoin. D e plus en plus isolé au sein du PSOE, ce dernier a essuyé de vives critiques des barons régionaux socialistes, qui ne comprennent pas sa stratégie politique[20] : son refus de laisser[21] gouverner Rajoy, sans pour autant proposer[22] d'alternative.

Les résultats de ce dimanche pourront leur permettre[23] de lui porter[24] l'estocade, et de justifier[25] un changement de cap et de leader. Le comité fédéral, qu'a convoqué M. Sanchez le 1er octobre pour analyser[26] les résultats et proposer une solution au blocage politique, s'annonce décisif.

References

  1. ^ Sandrine Morel (www.lemonde.fr)
  2. ^ Toute l'actualité Espagne (www.lemonde.fr)
  3. ^ lors de régionales très a ttendues (www.lemonde.fr)
  4. ^ Le Pays basque se méfie du séparatisme (www.lemonde.fr)
  5. ^ Conjugaison du verbe entendre (conjugaison.lemonde.fr)
  6. ^ Conjugaison du verbe mettre (conjugaison.lemonde.fr)
  7. ^ Conjugaison du verbe gouverner (conjugaison.lemonde.fr)
  8. ^ Toute l'actualité Parti socialiste (www.lemonde.fr)
  9. ^ Conjugaison du verbe envoyer (conjugaison.lemonde.fr)
  10. ^ Conjugaison du verbe revendiquer (conjugaison.lemonde.fr)
  11. ^ Conjugaison du verbe pouvoir (conjugaison.lemonde.fr)
  12. ^ Conjugaison du verbe savoir (conjugaison.lemonde.fr)
  13. ^ Toute l'actualité politique (www.lemonde.fr)
  14. ^ Conjugaison du verbe doter (conjugaison.lemonde.fr)
  15. ^ Toute l'actualité centre (www.lemonde.fr)
  16. ^ En Galice et au Pays basque, des élections clés pour l'Espagne (www.lemonde.fr)
  17. ^ Mariano Rajoy cherche une sortie de crise (www.lemonde.fr)
  18. ^ Conjugaison du verbe croire (conjugaison.lemonde.fr)
  19. ^ Conjugaison du verbe accroître (conjugai son.lemonde.fr)
  20. ^ Toute l'actualité politique (www.lemonde.fr)
  21. ^ Conjugaison du verbe laisser (conjugaison.lemonde.fr)
  22. ^ Conjugaison du verbe proposer (conjugaison.lemonde.fr)
  23. ^ Conjugaison du verbe permettre (conjugaison.lemonde.fr)
  24. ^ Conjugaison du verbe porter (conjugaison.lemonde.fr)
  25. ^ Conjugaison du verbe justifier (conjugaison.lemonde.fr)
  26. ^ Conjugaison du verbe analyser (conjugaison.lemonde.fr)

Tidak ada komentar:

Posting Komentar