Sabtu, 24 September 2016

La France ne sera pas un pays « de campements » de migrants, réplique Hollande à la droite - Le Monde

Le président Hollande rencontre des migrants au centre d'accueil et d'orientation de Tours, le 24 septembre.

La France[1] ne sera pas un pays « où on trouvera des campements » de migrants, a assuré François Hollande[2], samedi 24 septembre, en réplique aux critiques de la droite sur les risques d'une multiplication de « mini-Calais[3] » après le démantèlement annoncé de la « jungle ».

« Notre volonté, c'est de démanteler[4] Calais entièrement et de pouvoir[5] avoir[6] des centres d'accueil et d'orientation [CAO] répartis sur l'ensemble du territoire », a affirmé le chef de l'Etat lors d'une visite dans un de ces centres, installé dans une résidence universitaire de Tours[7], à deux jours de son déplacement à Calais. Au total, 140 CAO ont été créés pour l'heure dans 80 départements pour accueillir[8] quelque 9 000 migrants en provenance de Calais à la suite du démantèlement du camp de la « jungle ».

« Nous faisons en sorte d'accueillir humainement, dignement des personnes qui vont faire[9] leur demande de droit d'asile. Celles et ceux qui pourront faire valoir[10] ce droit seront donc dans une démarche d'i ntégration », et les autres « seront raccompagnées [à la frontière]. C'est la règle et ils la connaissent parfaitement », a rappelé le chef de l'Etat. « La France, ce n'est pas une France où on trouvera des campements (…) Il ne peut pas y avoir en France de camps », a-t-il ajouté à l'adresse de ceux qui, comme le président par intérim des Républicains Laurent Wauquiez, brandissent la menace d'une multiplication de « mini-Calais ».

Lire :   Les intox de Laurent Wauquiez sur la répartition des migrants de Calais [11]

Quatre-vingts mille demandeurs d'asile

« Cela a été depuis trop longtemps une solution de facilité qui d'ailleurs a été engagée il y a bien des années », a affirmé M. Hollande. S'en prenant sans le citer[12] à Nicolas Sarkozy[13], il a mis en cause ceux qui ont signé des accords, comme ceux du To uquet de 2003, instituant la frontière britannique sur le sol français et qui « aujourd'hui voudraient les contester ». « On ne démantèle pas un camp sans qu'il y ait des solutions. Sinon, c'est l'irresponsabilité », a-t-il aussi critiqué, en référence aux conditions dans lesquelles Sangatte avait été démantelé à la fin de 2002 alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l'intérieur.

Lire :   Migrants de Calais : Nicolas Sarkozy entre oubli, exagération et surenchère [14]

« J'ai confiance dans mon pays, je sais ce qu'il est capable de faire parce que nous avons un nombre limité de demandeurs d'asile, 80 000 », a-t-il fait valoir, rappelant que l'Allemagne[15] en accueillait un million. Selon lui, la France « est capable d'être digne, d'être humaine et en même temps d'être responsable, parce que nous avons des règles claires ».

Lire aussi (en édition abonnés) :   A Calais, la France, à son tour, construit un mur anti-migrants [16]

Tidak ada komentar:

Posting Komentar