Les présidents de région ont unanimement salué, jeudi 29 septembre, l'annonce faite par Manuel Valls[1] concernant la réforme de leurs financements à l'occasion du congrès des Régions de France[2]. A partir[3] de janvier 2018, l'Etat ne versera plus d'argent sous forme de dotation aux régions. A la place, celles-ci percevront une fraction de la TVA. Un arbitrage inespéré pour les élus locaux, même s'ils affichent leur prudence, attendant la mise en œuvre de cette mesure pour crier[4] victoire.
Lire aussi : L'Etat ne financera plus les régions [5]
« J'ai besoin de voir », confiait, après cette annonce, Philippe Richert, président (Les Républicains[6]) des Régions de France, le nouveau nom de l'Association des régions de France qui concédait au Monde qu'il s'agissait d'une « petite révolution ».
« Sur le principe, c'est une évolution que je salue, c'est indiscutablement une bonne mesure. Mais je ne vais pas commencer[7] à me réjouir[8] si demain la réalité ne correspo nd pas à ce qui est annoncé. »
Pour François Bonneau, président délégué (Parti socialiste[9]) des Régions de France, à la tête de la région Centre[10]-Val de Loire :
« C'est une ressource qui va être[11] stabilisée, pérennisée et dynamique. C'est une véritable reconnaissance des régions. Evidemment, nous aurions préféré un effet direct dès 2017. Cela ne retire rien à ma satisfaction de voir[12] enfin le rôle et les responsabilités des régions reconnus. Pour 2017, le compte n'y est pas complètement mais nous avons fait l'essentiel. »
Alain Rousset, l'ancien président (PS) de l'Association des régions de France, président de la région Nouvelle-Aquitaine[13] s'est dit « tout simplement heureux » :
« Cela fait des années que je me battais pour y parvenir[14]. »
Le président du conseil exécutif de Corse[15], Gilles Simeoni s'est, lui, réjoui que cette mesure, qu'il appelait de ses vœux, ait eu la faveur du gouvernement.
Les fonds pour 2017 « insuffisants »
Les annonces concernant les aides de l'Etat dès 2017, pour soutenir[16] l'action de développement[17] économique des régions, ont, elles, fait grincer[18] les dents. Ces fonds, qui seront versés en fonction des dépenses engagées dans la limite de 450 millions d'euros, sont insuffisant selon Philippe Richert :
« Le compte n'y est pas. Nous estimions les besoins à 600 millions. »
Même discours chez Bruno Retailleau, président (LR) de la région Pays de la Loire, qui souhaiterait que des améliorations du financement des nouvelles compétences des régions soient « concrétisées » avant 2018, l'échéance fixée par Manuel Valls.
Lire aussi : Régions de France : l'immense chantier de la réorganisation [19]
References
- ^ Toute l'actualité Manuel Valls (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité France (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe partir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe crier (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ L'Etat ne financera plus les régions (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Les Républicains (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe commencer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe réjouir (conjugaison.lemonde.fr)
^ Toute l'actualité Parti socialiste (www.lemonde.fr) - ^ Toute l'actualité Centre (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe être (conjugaison.lemond e.fr)
- ^ Conjugaison du verbe voir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Aquitaine (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe parvenir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Corse (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe soutenir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité développement (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe grincer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Régions de France : l'immense chantier de la réorganisation (www.lemonde.fr)
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