Selasa, 13 September 2016

Direct politique : Hollande assure que « tout sera fait » pour pérenniser le site Alstom de Belfort - Le Monde

François Fillon fera ses comptes demain 

Mercredi matin, François Fillon doit présenter les équilibres financiers de son programme. Le candidat à la primaire de la droite veut réduire les dépenses publiques de 100 milliards d'euros sur la durée du quinquennat. L'ancien premier ministre veut trouver ces économies sur le budget de l'Etat (un tiers des 100 milliards), sur les collectivités territoriales (20%) et sur les dépenses de la Sécurité sociale.

Cette réduction des dépenses servira à alléger les charges des entreprises de 40 milliards d'euros et les impôts des ménages de dix milliards. Pour arriver à l'équilibre des finances, l'ancien premier ministre devrait aussi augmenter certains taux de TVA, "ceux qui sont inférieurs à la moyenne européenne", selon un de ses proches. 

Un internaute, Maestro pour bien le nommer, est d'humeur musicale. Et il le fait savoir, avec un certain art de la dialectique : 


N'hésitez pas, vous aussi, à nous faire part de vos envies avant que nous rejoignions pour de bon "les lacs du Connemara" ou le cuirassé "Potemkine".

Fausse manip'

Ce matin, les salariés du groupe Alstom ont eu du courrier. Plus exactement, un mail de Henri Poupart-Lafarge, PDG du groupe, affirmant qu'il serait "aujourd'hui impossible d'assurer un avenir pérenne" au site de Belfort.  

« Nous venons de rencontrer le directeur du site, qui paraissait très mal à l'aise. Il nous a affirmé que les mails reçus ce matin par le personnel Alstom était la conséquence d'une erreur de manipulation »

A lire dans "Le Monde" - Opération sauve-qui-peut pour les députés PS 

Ce mardi se tient le séminaire de rentrée des députés socialistes. Hélène Bekmezian décrit l'ambiance dans les couloirs de l'Assemblée nationale :  

A sept mois de l'élection présidentielle, les députés ont déjà tous en tête l'échéance qui les attendra quelques semaines plus tard : l'épreuve, pour ceux qui la passent, de la réélection. Selon l'estimation du président du groupe PS, Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis), quelque 200 des 289 élus sortants seraient, au mieux, susceptibles de se représenter. 

Alain Juppé démissionne de son poste au comité de surveillance du Commissariat général à l'investissement

Le candidat à la primaire de la droite assumait la coprésidence de cette administration depuis 2010 avec Michel Rocard, mort au début du mois de juillet[1]. "Il a présenté mardi sa démission au premier ministre, ses activités extérieures ne lui permettant plus d'assurer cette mission avec la disponibilité requise", ont écrit mardi les services de M. Juppé dans un communiqué.

Le maire de Belfort appelle à une opération "ville morte" le 24 septembre

Le député et maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, s'est déclaré "profondément choqué" par le message du PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, aux salariés du site, et a appelé à une opération "ville morte" le 24 septembre. Dans le message en question, M. Poupart-Lafarge estime "impossible" de maintenir à Belfort une activité industrielle. Cette lettre, estime M. Meslot dans un communiqué, "est d'une violence et d'un mépris inouïs vis-à-vis des salariés et des élus" et "démontre une volonté manifeste de ne pas préserver l'emploi en France et à Belfort".

En réaction, le maire appelle à une opération "Belfort ville morte", le 24 septembre à 14 heures. Il demande à "l'ensemble des habitants de se réunir autour des élus et des organisations syndicales", et aux commerçants de baisser leur rideau pendant une heure, à cette occasion.

Pour Manuel Valls, il est "hors de question" que le site Alstom de Belfort ferme

Le premier ministre, en déplacement à Verdun, a déclaré qu'il était "hors de question" que le site d'Alstom ferme. Il a aussi assuré que les salariés pouvaient "avoir confiance dans l'action du gouvernement pour pérenniser le site, l'emploi et l'avenir d'Alstom". Manuel Valls a expliqué que le gouvernement travaillait "sur la commande publique"

"Il y a un certain nombre de dossiers qui avancent bien, à la fois à l'étranger, je pense à l'Italie, mais aussi en France. Cela demande encore quelques jours, quelques semaines, pour certains quelques mois avant de les finaliser."

L'actualité de la matinée est marquée par les suites du débat autour d'Alstom :

  • François Hollande a déclaré ce matin que "tout [serait] fait" pour que le site de Belfort, où la production de trains est menacée, soit "pérennisé". Le PDG du groupe, Henri Poupart-Lafarge, écrit quant à lui dans un message envoyé à ses salariés qu'il apparaît "aujourd'hui impossible d'assurer un avenir pérenne" au site;
  • Le secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies, a lui évoqué cinq pistes pour sauver le site de Belfort[2];
  • Cet après-midi, les syndicats d'Alstom Belfort sont reçus par le secrétaire d'Etat à l'industrie, Christophe Sirugue, à 14 heures, tandis que le maire de Belfort, Damien Meslot, et des élus de la région ont rendez-vous avec le PDG d'Alstom à 16 heures.

François Hollande annonce qu'il se rendra à Florange "dans les prochaines semaines"

Le chef de l'Etat entend aller "constater l'avancement" des projets sur le site de Florange, dont ArcelorMittal a fermé les hauts fourneaux[3].

 "Il y a plus de 190 millions d'euros d'investissements qui ont été engagés, les personnels ont pu être reclassés, un centre de recherche publique qui associe des partenaires privés est en ce moment en construction et j'irai moi-même en constater l'avancement et s i possible l'inauguration dans les prochaines semaines"

Pour le secrétaire d'Etat à l'industrie, ne pas avoir prévenu l'Etat est une "faute" de la part d'Alstom

Le bras de fer s'engage bel et bien entre l'exécutif et la direction d'Alstom. Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'industrie, a assuré sur LCI que l'Etat n'avait pas été "informé du tout" de la volonté d'Alstom d'arrêter la production ferroviaire sur son site de Belfort, et qu'il s'agissait là d'une "faute" :

"C'est une faute qui a justifié que nous puissions demander au PDG d'Alstom de venir à Bercy, de nous expliquer ce qui s'était passé, de lui dire très clairement que nous trouvions ce procédé tout à fait scandaleux"

M. Sirugue doit recevoir à 14 heures les syndicats d'Alstom Belfort.

Selon le PDG d'Alstom, maintenir la production de trains à Belfort est "aujourd'hui impossible"

Hollande entend tout faire pour que le site d'Alstom de Belfort soit pérennisé ? Dans le même temps, le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, écrit dans un message à ses salariés qu'il apparaît "aujourd'hui impossible d'assurer un avenir pérenne" à ce même site  :

"Malgré la portée du symbole de Belfort et l'attachement tout particulier du groupe à ce site, nous devons faire ce choix aujourd'hui pour préserver les emplois et la position des autres sites du groupe. Malgré les efforts de tous, il apparaît aujourd'hui impossible d'assurer un avenir pérenne pour les activités du site de Belfort." 

La direction d'Alstom précise toutefois que le message a été rédigé ce week-end et n'est pas une réponse aux déclarations de l'exécutif. 

Alstom : François Hollande assure que "tout sera fait pour que le site de Belfort soit pérennisé" pour "plusieurs années"

En déplacement à Bucarest, le président a mis en garde Alstom, qui a annoncé la semaine dernière son intention de cesser la production de trains sur son site de Belfort, d'ici à 2018 :

"Le groupe Alstom doit prendre conscience de ce qu'il représente à l'échelle du monde et que le site de Belfort peut être conforté à travers un certain nombre de prises de commandes (...) qui doivent être accélérées. (...) Je l'assure ici: tout sera fait pour que le site de Belfort puisse être pérennisé. Ça veut dire pour de nombreuses années."

A lire dans "Le Monde" - Le jeu suicidaire des sept gauches

Le " tout sauf Hollande" semble être l'ultime ressort d'une gauche en lambeaux, promise à l'élimination dès le premier tour de l'élection présidentielle, dans huit mois, écrit Gérard Courtois dans sa chronique :

"(...) Ce ne sont plus, comme pendant longtemps, deux gauches qui s'affrontent, celle de compromis et de gouvernement d'un côté, celle de rupture et d'opposition de l'autre. Mais bien sept gauches, morcelées, jalouses de leurs singularités autoproclamées, empêtrées dans leurs manœuvres et boursouflées d'ego. Le spectacle qu'elles ont donné, le week-end passé, à La Courneuve, où se tenait la traditionnelle Fête de L'Humanité[4], et à La Rochelle où se retrouvaient les socialistes "frondeurs"[5], est tout bonnement pathétique. Sept gauches, donc. Encore s'agit-il d'un décompte réducteur !"

L'écologiste Yannick Jadot rejette l'appel de Christiane Taubira pour une gauche unie dès le 1er tour

Sur France 2, M. Jadot a rappelé qu'il avait certes été "un des animateurs de la grande primaire des gauches et des écologistes, lancée avec Piketty, Cohn-Bendit et beaucoup d'autres". Mais il n'adhère pas à la nouvelle initiative :

"Là, aujourd'hui le sujet ce n'est pas de sauver la France, c'est de sauver les appareils politiques de la gauche. Moi ça ne m'intéresse pas."

Il rejoint ainsi Cécile Duflot, également candidate à la primaire écologiste, qui a refusé lundi d'entrer dans "un débat tactique de qui est gentil ou pas gentil à gauche".

Alstom : pour Benoît Hamon, "évidemment les cabinets, les ministères étaient au courant"

L'ancien ministre, candidat à la primaire du PS, a déclaré sur BFM-TV et RMC que le fiasco dans le dossier Alstom relevait de la "chronique de l'impuissance volontaire" :  

"Ça n'est pas sérieux de dire qu'on découvre [la situation]. Evidemment les cabinets, les ministères étaient au courant. (...) On décide de déléguer le pouvoir à d'autres et après, quand arrivent les malheurs, branle-bas de combat, réunion de crise, etc... (...) Quand on est actionnaire principal d'Alstom on ne peut pas feindre de découvrir qu'on va fermer le site de Belfort."

Alstom : le secrétaire d'Etat aux transports évoque cinq projets pour sauver le site de Belfort


Alain Vidalies, interrogé sur Europe 1[6], a assuré qu'il existait "cinq réponses" pour sauver le site Alstom de Belfort, dont l'activité de production de trains est menacée de fermeture. Parmi ces solutions, "trois dossiers peuvent se concrétiser rapidement":
  • "Le premier est une négociation directe entre la SNCF et Alstom sur un train qui est exploité par la SNCF et qui fait Paris-Tur in-Milan", a expliqué M. Vidalies, précisant : "Aujourd'hui ils ne se sont pas mis d'accord, je les invite à le faire."
  • Il y a également "une discussion en cours, avec des négociations faites par la RATP pour des petites machines, des locomotives, pour faire des travaux".
  • Le secrétaire d'Etat aux transports confirme par ailleurs que "nous allons commander au groupe Alstom trente rames pour les trains d'équilibre du territoire pour les régions, les Intercités. Ce n'est pas la solution pour l'avenir de Belfort [car cette commande] concerne l'ensemble du groupe. Mais (...) on peut discuter de la répartition de l'effort."

Deux autres dossiers sont sur la table, avec "le plus grand appel d'offre qui ait jamais existé, 3,5 milliards [d'euros] lancé par le Stif [Syndicat des transports d'Ile-de-France], dont on attend la réponse". En cas de réponse favora ble à Alstom, "on peut penser qu'une partie, au moins pour l'ingénierie, pourrait être affectée à Belfort". Enfin, "je vais bien lancer en fin d'année pour un milliard [d'euros] un appel d'offre pour des trains d'équilibre du territoire pour les lignes structurantes" de la SNCF, a conclu M. Vidalies.

Alain Juppé était l'invité de RTL ce mardi matin. Voici ce qu'il a dit : 

Du projet de fermeture du site de construction de trains Alstom de Belfort

 

"Ce qui est invraisemblable c'est que [le gouvernement] a l'air de découvrir le problème, alors qu'il est actionnaire à 20 %, donc il a au moins accès à l'information. (...) Il y avait des moyens d'actions avant. Que faisait le ministre de l'économie [Emmanuel Macron] pendant tout ce temps là ? Il consacrait probablement plus de temps à sa petite start up politique. (...) Je ne suis pas favorable à une nationalisation."

 

Des propositions de Nicolas Sarkozy sur la lutte contre le terrorisme, et l'enfermement préventif des personnes fichées S

 

"Ma vraie différence, c'est ma conception de l'état de droit. Je ne franchirai pas la ligne rouge, l'autorité judiciaire doit être respectée. Je ne sais pas trop ce que [Nicolas Sarkozy] dit, il invoque le principe de précaution, ce qui me semble décalé avec la réalité."   


De ce que pourrait être son futur slogan de campagne

 

 "Je crois en la confiance. Je veux que la France retrouve confiance en elle-même. (...) On peut fonder la confiance sur quatre piliers : la famille, l'endroit où l'on vit, l'école, le lieu de travail. (...) J'assume 'l'identité heureuse'... Je me méfie des prophètes de malheur ! Je refuse le pessimisme. Nous avons de graves difficultés aujourd'hui, mais la France a les moyens de rebondir."

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