Sabtu, 10 September 2016

Le garde des Sceaux annonce des conditions plus strictes pour certains détenus radicalisés - Le Monde

Le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, lors d'une visite à la prison de Béziers, le 1er septembre.

Le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, a annoncé vouloir[1] durcir[2] « immédiatement » les conditions de détention de certains détenus radicalisés, dans un entretien au Journal du dimanche, daté du 11 septembre.

Une semaine après la violente agression de deux surveillants de prison, le ministre de la justice[3] affirme qu'il compte modifier[4] le régime en vigueur dans les cinq unités de prévention de la radicalisation expérimentées en France[5] – à Lille[6]-Annoeullin, Fleury-Mérogis, Fresnes et Osny. Quatre-vingt-neuf personnes sont concernées.

Lire aussi :   La prise en charge de la radicalisation en prison avance à tâtons [7]

M. Urvoas entend instaurer[8] des « rotations de cellule systématiques » et multiplier[9] les fouilles. Par ailleurs, « les effets personnels des détenus seront limités » pour réduire[10] les « caches potentielles », les possibilités de « cantiner[11] » – c'est-à-dire d'améliorer la vie quotidienne par des achats – seront réduites et l'accès aux publications extérieures sera plus « contrôlé ». « Ces mesures entreront en application cette semaine », a-t-il assuré.

« Revoir l'évaluation des individus »

Le garde des Sceaux n'entend toutefois pas mettre[12] fin à l'expérimentation des unités dédiées à la prévention de la radicalisation, même s'il estime qu'il faut « revoir[13] en profondeur l'éva luation des individus qui y sont placés afin de renforcer[14] leur prise en charge et la sécurité des personnels ».

Le 4 septembre, un détenu de l'unité de la prison d'Osny, en région parisienne, a violemment agressé deux surveillants. Bilal Taghi, 24 ans, condamné en mars pour avoir[15] tenté de partir[16] faire le djihad en Syrie[17], a été mis en examen pour « tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle »[18].

Lire aussi :   Qui est le détenu radicalisé qui a attaqué deux surveillants ? [19]

Les 188 prisons[20] du pays comptent au total près de 1 400 détenus considérés comme radicaux, a précisé M. Urvoas. Parmi eux, 325, dont 80 % encore en attente de jugement, sont « incarcérés pour une incrimination terroriste ».

Lire aussi :   La radicalisation ne touche pas que les musulmans [21]

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