Minggu, 11 September 2016

Nicolas Sarkozy plaide pour l'application du principe de précaution en matière de terrorisme - Le Monde

Nicolas Sarkozy, le 8 septembre, lors d'un déplacement à Vendôme.

Appliquer le principe de précaution à toute personne soupçonnée de liens avec le terrorisme, telle est la proposition avancée par Nicolas Sarkozy dimanche 11 septembre dans un entretien au Journal du dimanche. Interrogé sur l'affaire des bonbonnes de gaz et du commando de femmes « téléguidées » par l'organisation Etat islamique qui s'apprêtait, semble-t-il, à commettre un attentat, le candidat à la primaire de la droite lance : « Que se serait-il passé sans la vigilance du patron de café qui a alerté la police[4] ? Et encore une fois, on parle d'individus fichés "S" et connus des services ! »[1][2][3]

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« Le président de la République nous dit qu'on est en état de guerre. Quelles conséquences en tire-t-il ? », poursuit l'ancien président des Républicains (LR). M. Sarkozy répond notamment au discours prononcé jeudi par François Hollande[6] sur la France[7] face au terrorisme, dans lequel le président de la République a attaqué les conceptions de son adversaire de 2012 et d'autres prétendants de la droite à l'élection présidentielle de 2017.

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« François Hollande ne met pas tout en œuvre », accuse M. Sarkozy, qui plaide pour une adaptation de l'Etat de droit à la menace.

Il réitère ses propositions de création d'une cour spéciale antiterroriste, de rétention administrative systématique pour les « individus dangereux soupçonnés de liens avec le terrorisme » et d'expulsion de tout étranger condamné à l'issue de sa peine.

« Tout étranger suspecté d'être en lien avec une activité terroriste devrait être[9] expulsé sans délai. Tout Français suspecté d'être lié au terrorisme, parce qu'il consulte régulièrement un site djihadiste, que son comportement témoigne d'une radicalisation ou parce qu'il est en contact étroit avec des personnes radicalisées, doit faire[10] l'objet d'un placement préventif dans un centre[11] de rétention fermé. »

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« Changer de dimension »

Il propose que des services spécialisés analysent la situation des personnes placées en rétention préventive et que celles-ci puissent être envoyées dans un centre de déradicalisation ou faire l'objet d'une enquête judiciaire en fonction des résultats de cette analyse. [13]

« Il ne sortira que lorsqu'il ne sera plus radicalisé. Sinon, il y restera. Nous ne pouvons laisser[14] en liberté des individus radicalisés qui sont de véritables bombes à retardement », ajoute-t-il. « Notre riposte doit changer[15] de dimension. »

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Des propositions déjà jugées inapplicables par le procureur de Paris[17], François Molins, en charge des dossiers relevant du terrorisme. « A chacun sa responsabilité. C'est aux politiques et à eux seuls, parce qu'ils sont élus par le peuple, de modifier[18] le droit quand cela app araît nécessaire. Un procureur peut-il interférer[19] dans le débat politique[20] ? Je ne le crois pas », rétorque le candidat à la primaire de la droite.

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« Je veux être le porte-parole de la majorité silencieuse qui nous dit : "ça suffit !" », insiste Nicolas Sarkozy, qui est à ce stade, avec le maire de Bordeaux[22], Alain Juppé, l'un des deux premiers favoris des sondages pour la primaire de la droite.

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