Senin, 12 September 2016

Taubira plaide pour une candidature unique de la gauche en 2017 - Le Monde

Christiane Taubira en janvier 2015.
« Il faut une dynamique et il y a urgence : le risque est là que l'extrême droite, avec sa vision fragmentaire et agressive de la société, son intolérance et son héritage, arrive au pouvoir[1] en France[2]. Rien que l'idée que leurs responsables aient un jour l'appareil d'Etat entre leurs mains doit nous rendre[3], en particulier à gauche, plus responsables et plus raisonnables. La droite a choisi, très largement, de s'identifier à cette extrême droite par calculs électoraux : c'est son indignité et c'est son affaire. La gauche, elle, doit rassembler[4] ses forces. »

L'ex-garde des sceaux a quitté le gouvernement en janvier, en désaccord avec la tentative avortée de François Hollande[5] d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les binationaux coupables d'actes de terrorisme.

Christiane Taubira refuse de dire[6] si elle soutiendra François Hollande s'il brigue un nouveau mandat. « La question n'est pas de soutenir[7] untel ou untel », dit celle pour qui la gauche « a une responsabilité de trouver[8] un candidat qui portera » ses « différentes sensibilités ».

La multiplication des candidatures est bien un des problèmes de la gauche aujourd'hui, estime l'ex-ministre, qui a participé ce week-end[9] à la fête du quotidien communiste L'Humanité, où ont défilé ces candidats, dont le principal point commun aujourd'hui est leur opposition à François Hollande.

Lire le reportage :   Duflot, Hamon, Mélenchon, Montebourg : à la Fête de « L'Huma », à chacun sa présidentielle [10]

Christiane Taubira assure aussi qu'elle va « s'engager fortement dans la campagne », sans préciser[11] de quelle façon.

Interrogé par France 2, le premier secrétaire du Parti socialiste[12], Jean-Christophe Cambadélis, a indiqué qu'il ne croyait « pas trop » à une primaire de toute la gauche, tout en s'y disant lui-même favorable : « Moi je tends la main à toute la gauche parce que si la gauche n'est pas unie (…) nous serons éliminés et ça durera longtemps », a-t-il déclaré, restant néanmoins pessimiste.

Lire aussi :   A La Rochelle, l'aile gauche du PS rêve d'une primaire ouverte à toute la gauche [13]

« C'est un peu tard. Ce n'est pas désespéré, il faut continuer[14] à essayer[15] d'y travailler[16], mais ça ne peut pas être[17] une formule pour cacher[18] la division des frondeurs », a-t-il dit. « Je n'y crois pas trop (…) parce qu'il y a une partie de la gauche qui estime qu'on ne peut pas faire[19] une primaire avec l'autre partie de la gauche. »

L'ancienne ministre Cécile Duflot, a de son côté confirmé sur RTL sa candidature à la primaire d'Europe[20] Ecologie-Les Verts (EELV[21]), « parce que moi je suis une écologiste ».

Quant à l'ex-ministre de l'économie Arnaud Montebourg, lui aussi candidat à la présidentielle, il a de nouveau mis en doute la « loyauté » de la primaire organisée par le PS. « Cet outil-là, il ne peut pas être un outil de convenance personnelle », a-t-il déclaré sur France Inter en ciblant le chef de l'Etat. « Il faut que cette primaire soit loyale, ouverte. » « Je suis évidemment candidat dans le cadre d'une primaire (…) mais je souhaite que cette primaire soit loyale et équitable », a ajouté Arnaud Montebourg.

Il a cependant dit qu'il accepterait le résultat si François Hollande remportait cette primaire.

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