Jumat, 21 Oktober 2016

En direct : une intersyndicale de policiers appelle à manifester devant les palais de justice tous les mardis - Le Monde

Le Conseil d'Etat ne s'oppose pas à l'installation de crèches dans les mairies

Le rapporteur public du Conseil d'Etat a recommandé vendredi d'autoriser sous conditions l'installation de crèches de Noël dans les bâtiments administratifs : « Nous ne croyons pas que le contexte de crispation sur la laïcité vous impose d'instruire par principe le procès de la crèche », a estimé la rapporteure publique Aurélie Bretonneau, insistant sur la « dimension pacificatrice de la laïcité ». Les avis de ce magistrat, qui dit le droit, sont généralement suivis.

Ce matin sur RFI, le président de l'Observatoire de la laïcité Jean-Louis Bianco, avait estimé qu'il était « très utile » que le Conseil d'Etat tranche sur cette question. La frontière entre le culturel et le cultuel n'est, selon lui, « pas claire » dans le cas des crèches insta llées dans les mairies.

Le rapporteur public du Conseil d'Etat a recommandé vendredi d'autoriser, sous conditions, l'installation de crèches de Noël dans les bâtiments administratifs, au nom du principe de laïcité.

Bonjour Charlotte,

les policiers réclament en effet, entre autres, la révision des règles de la légitime défense. Contrairement aux gendarmes et aux douaniers, les policiers français sont contraints par la même notion de légitime défense que les citoyens. Interrogé par Le Figaro au début de la semaine, Frédéric Lagarche, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance a estimé : « Il est anormal que les policiers soient soumis à la même règle qu'un simple citoyen alors qu'ils sont formés à l'usage de leur arme et se trouvent confrontés tous les jours à la violence de la rue. »[1]

Sans parler d'instrumentalisation, la révision de la légitime défense des policiers est un vieux débat et une proposition défendue par une partie de la droite et l'extrême droite.

Un vaste plan de moyens matériels supplémentaires (fusils d'assaut, voitures, gilets pare-balles) a été décidé à la suite des attentats de 2015 mais ces moyens ont essentiellement bénéficié aux unités spécialisés au détriment des effectifs de sécurité publique. Les policiers ont été dotés de 3 000 véhicules supplémentaires, 3 000 devant également être octroyés cette année et 2 900 l'an prochain, selon le parton des policiers, M. Falcone.

Colère des policiers : ce que propose le gouvernement

Le gouvernement s'emploie à désamorcer le mouvement, assurant entendre les revendications pour plus de moyens et plus de sévérité contre les agresseurs de policiers.

Concertations la semaine prochaine

Le ministre de l'intérieur a reçu mercredi les syndicats de police. Il a annoncé que des concertations seraient lancées lundi dans les départements sur leurs revendications entre les préfets, les directeurs départementaux de la sécurité publique et les personnels de la police nationale et leurs représentants syndicaux. Les conclusions de ces concertations doivent être remises « en décembre pour mise en oeuvre immédiate dès 2017 ». Les sujets abordés seront les suivants :

  • la dotation de la sécurité publique en nouveaux matériels dès 2017
  • la question des charges indues
  • l'amélioration des conditions de travail par l'engagement de travaux immobiliers notamment

Un « plan de sécurité publique »

Bernard Cazeneuve a aussi annoncé la mise en place d'un « plan de sécurité publique », qui doit être lancé en novembre. Le patron des policiers, Jean-Marc Falcone doit faire des propositions au ministre de l'intérieur « dans le courant de la semaine prochaine » sur ce plan.

Reçus par François Hollande

Après le ministère de la justice et le ministère de l'intérieur, les syndicats seront reçus par François Hollande en début de semaine prochaine. Le président assure que le gouvernement et lui sont « dans une démarche de dialogue ».
 

Jean-Marc Falcone : les manifestations sont « plutôt spontanées »

Le patron des policiers était ce matin l'invité d'Europe 1. Ce qu'il a dit :

  • Sur le « plan de sécurité publique » annoncé par le ministre de l'intérieur mercredi. Jean-Marc Falcone a affirmé qu'il ferait des propositions à Bernard Cazeneuve sur les moyens matériels « la semaine prochaine »
     
  • Sur d'éventuelles sanctions à l'encontre des policiers qui manifestent. M. Falcone a dit qu'il « ne pens[ait] pas » que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, qui a ouvert une enquête, en prononcerait. « Je pense qu'il y aura un rôle pédagogique de l'IGPN pour dire à ces fonctionnaires qu'on comprend leur colère, leur désarroi, leur émotion [mais] qu'il y a des choses qui ne peuvent pas être faites dans l e cadre des règles déontologiques de la police nationale. »
     
  • Sur le caractère apolitique de ces manifestations alors qu'au PS on y voit « la patte » du FN, Jean-Marc Falcone estime qu'elles sont au contraire « plutôt spontanées »
     
  • M. Falcone a exclu de démissionner

L'intersyndicale, qui ne veut pas se joindre à l'appel à manifester le 26 octobre lancé par Unité-Police SGP-FO, regroupe notamment Alliance (premier syndicat de gardiens de la paix), Synergie Officiers, l'Unsa ou encore le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

Une intersyndicale de policiers appelle à manifester devant les palais de justice tous les mardis

Plusieurs syndicats de policiers appellent à des « rassemblements silencieux devant les palais de justice » tous les mardis de 13 heures à 13 h 30 pour réclamer notamment la révision des règles de la légitime défense, a annoncé vendredi l'intersyndicale dans un communiqué.

Le patron des policiers, Jean-Marc Falcone, a affirmé vendredi qu'il ferait des propositions à Bernard Cazeneuve sur les moyens matériels « la semaine prochaine », a déclaré le directeur général de la police nationale (DGPN) sur Europe 1.

« Le ministre de l'intérieur m'a demandé expressément de mettre en œuvre et de lui faire des propositions dans le courant de la semaine prochaine sur un plan dit sécurité publique. Maintenant il faut qu'on passe à une phase pour mieux équiper, rééquiper, donner plus de moyens aux policiers.»

Colère des policiers : « Ca fait deux ans que nous témoignons de la fatigue des policiers »

Sur France Inter, Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires de police (SCPN), a estimé que la colère, « on l'a plus que sentie monter, ça fait deux ans que nous témoignons de l'état de grande fatigue auprès de notre hiérarchie. » 

Colère des policiers : le débat sur les effectifs relancé

En cette année électorale, le mouvement de protestation des policiers relance le débat sur les effectifs, le gouvernement et l'opposition se rejetant la responsabilité de la grogne

  • En déplacement à Rennes, mercredi, Alain Juppé a accusé le gouvernement d'avoir « attendu la fin du quinquennat » pour « se mettre à recruter des policiers supplémentaires »
     
  • Plus virulent, M. Sarkozy s'en est pris directement à Bernard Cazeneuve, le désignant, jeudi sur Europe 1 comme « ce qui nous sert de ministre de l'intérieur ». L'ex-chef de l'Etat accuse le gouvernement de ne pas être en mesure de mettre fin au « climat actuel d'anarchie »

M. Sarkozy est lui-même ciblé dans cette polémique : l'exécutif et plusieurs de ses rivaux à droite, tels Alain Juppé, Bruno Le Maire ou Jean-François Copé, lui ont reproché d'avoir diminué les effectifs de policiers et de gendarmes lorsqu'il était à l'Elysée.
 

  • Sur la défensive, l'ancien président a qualifié jeudi de « mensonges » la suppression de 13 000 postes durant son quinquennat. « La Cour des comptes a publié un rapport démontrant qu'en décembre 2015, il y avait 868 policiers et gendarmes de moins à l'époque de M. Hollande qu'avec moi, a-t-il affirmé jeudi sur Europe 1. Ça fait quatre ans et demi qu'ils sont au pouvoir. S'il y avait un problème d'effectifs, il n'avait qu'à le régler. »
     
  • « Nous avons créé près de 6 500 emplois, il en reste 2 500 à créer en 2017 », a immédiatement répliqué M. Cazeneuve, jeudi, lors d'un déplacement à Villeneuve-d'Ascq (Nord). « Cet te polémique sur les effectifs est hallucinante, précise l'entourage du ministre. La vérité, c'est que 4 600 policiers vont sortir de l'école de police cette année et 4 600 en 2017, contre 488 en 2012. Jamais autant de moyens n'ont été donnés. »

Colère des policiers : l'exécutif tente d'endiguer le « Nuit debout des policiers »

Le mouvement de protestation des policiers, qui ne faiblit pas, relance le débat sur les effectifs et s'invite dans la campagne présidentielle. François Hollande a annoncé cette nuit qu'il recevrait leurs syndicats en « début de semaine ».

Ce direct est aussi le votre ! N'hésitez pas à nous faire part, dans les commentaires, de vos questions sur l'actualité politique.

Colère des policiers : la « patte » du Front national ?
 

  • Mercredi, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis a sous-entendu que les défilés nocturnes de policiers ont été instrumentalisés par le FN
     
  • La Place Beauvau assure n'avoir aucun élément permettant de l'affirmer. « Cet épisode est d'abord l'expression d'un malaise, assure l'entourage de M. Cazeneuve. Les forces de l'ordre n'ont jamais été autant sous pression, accomplir leurs missions est devenu de plus en plus difficile. La colère existe sans le FN. » 
     
  • Les policiers présents à ces manifestations réfutent aussi une telle instrumentalisation
     
  • Au FN, on ironise sur l'inquiétude du PS. « Pas de "patte" mais un soutien sans faille face à un pouvoir qui a manifestement de la haine pour la police », a déclaré Florian Philippot, vice-président du parti frontiste 
     
  • Après tout, plus de la moitié des policiers et militaires disent vouloir voter pour Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle, selon une étude du Cevipof publiée en juin. Une pétition de soutien a aussi été lancée sur Internet par le FN.[2] Et sa présidente s'est adressée aux policiers dans un message vidéo, pour leur signifier son soutien et leur promettre des moyens supplémentaires en cas d'accession à l'Elysée.

Colère des policiers : François Hollande va recevoir les syndicats à l'Elysée

Le président François Hollande a annoncé, lors d'un point presse à l'issue de la première journée d'un sommet européen à Bruxelles dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 octobre qu'il recevrait les syndicats de policiers en « début de semaine » :

Il est très important que nous puissions donner une perspective et une réponse immédiate, et donc que les policiers sachent bien que le gouvernement et le président de la République sont dans une démarche de dialogue.

Dans le cadre du mouvement actuel – qui se déroule hors du cadre syndical – M. Hollande, a déjà réaffirmé mercredi son « soutien » aux policiers et appelé au « dialogue » avec leurs syndicats.

Ce sera la deuxième fois que le c hef de l'Etat reçoit directement les syndicats de policiers depuis le début de son quinquennat. En octobre 2015, déjà, après une manifestation organisée par les syndicats Place Vendôme, les représentants des forces de l'ordre avait été invités à l'Elysée.

Colère des policiers : nouvelle nuit de rassemblements

Des rassemblements de policiers ont eu lieu partout en France pour la quatrième nuit consécutive. Près de 500 policiers se sont à nouveau rassemblés dans la nuit de jeudi à vendredi place du Trocadéro à Paris avant de partir en cortège sauvage vers l'Elysée et le ministère de l'intérieur pour continuer d'exprimer leur mécontentement.

Les manifestants ont entonné à plusieurs reprises la Marseillaise et scandé « Policiers en colère »« Cazeneuve, démission »« Falcone démission », du nom du directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone, avant de prendre la direction des Champs-Elysées en marchant sur la chaussée.
 

Certains ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire : « marre d'en prendre plein la gueule »« ras le bol » ou encore « soutien à nos collègues blessés ».
 

Près de 800 fonctionnaires ont également défilé entre la place Bellecour et l'hôtel de ville de Lyon, quelque 400 à Melun, 120 à Evry, une centaine d'agents à Bobigny, Toulouse, Carcassonne et Bordeaux, une cinquantaine à Montpellier, à Tarbes ou encore à Brest, comme le relate l'antenne locale de la radio France Bleue.

Ce qu'il faut retenir de l'actualité politique de jeudi :

  • Policiers. François Hollande a annoncé vendredi qu'il recevrait les syndicats de policiers en « début de semaine » prochaine, tentant d'apaiser la grogne qui s'est poursuivie hier soir avec des centaines de manifestants à Paris et en région
     
  • Bruno Le Maire était l'invité de l'Emission politique hier soir sur France 2. Le candidat à la primaire de la droite a notamment dit qu'il fallait réfléchir au port du voile musulman « dans les espaces publics »[3] 
     
  • Nicolas Sarkozy a sommé les alliés centristes d'Alain Juppé, François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde, de soutenir le vainqueur, même en cas de défaite du maire de Bordeaux.
     
  • Pétition. La députée du Calvados a lancé une pétition en ligne réclamant la démission du ministre de l'aménagement du territoire, Jean-Michel Baylet. Ce dernier a répliqué en annonçant un dépôt de plainte pour diffamation
     
  • Qatar. Dans Nos très chers émirs, les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot dénoncent les «dérives» de la relation entre le Qatar et des personnalités politiques de tous bords. Le scrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement et l'ex-garde des sceaux Rachida Dati, cités nommément, ont annoncé qu'ils vont porter plainte.

Aujourd'hui nous allons consacrer une bonne partie de la matinée à la gronde des policiers qui ne faiblit pas. Mais d'abord, jetons un coup d'œil dans le rétroviseur et aux informations principales de la journée d'hier.

Bonjour ! Nous sommes le vendredi 21 octobre et vous lisez le direct politique consacré, comme chaque jour, à l'actualité politique de la journée.

Tidak ada komentar:

Posting Komentar