Selasa, 25 Oktober 2016

Présidentielle américaine, J-24 : Donald Trump fait face à de nouvelles accusations - Le Monde

Deux autres femmes ont affirmé vendredi que le candidat républicain les avait embrassées ou touchées sans leur consentement.

Donald Trump en meeting à Charlotte (Caroline du nord), le 14 octobre.

Le candidat républicain a répliqué aux accusations d'attouchements sexuels il y a une trentaine d'années avancés par une femme de 74 ans, Jessica Leeds, dont le New York Times a publié le témoignage, le 12 octobre, en assurant qu'elle ne serait pas « son premier choix », dans une allusion à son physique[1].

« C'est la démocratie qui est en jeu »

Le président Barack Obama[2], en campagne dans l'Ohio pour la candidate démocrate à l'élection présidentielle, Hillary Clinton, a tenté de mobiliser[3] les électeurs en dramatisant l'enjeu du scrutin du 8 novembre. M. Obama a également moqué les accusations du candidat républicain, Donald Trump, selon lequel la démocratie américaine est « truquée » en jugeant qu'il « conteste l'arbitre avant même que le match ait débuté ».

Lire aussi :   « La démocratie est en jeu », le réquisitoire d'Obama contre Donald Trump [4]

La diffusion d'une vidéo de 2005 dans laquelle le candidat républicain à l'élection présidentielle, Donald Trump, multipliait les propos obscènes visant les femmes pèse sur la confiance de la droite religieuse américaine. Cette dernière, qui soutient presque unanimement M. Trump, ne considère plus qu'il peut l'emporter selon le baromètre de la chaîne Fox News. Une majorité absolue de conservateurs religieux croyait possible une victoire du magnat de l'immobilier[5] il y a une semaine.

Lire aussi :   D'importants donateurs du parti républicain lâchent Donald Trump [6]

John Podesta, le président de l'équipe de campagne de la candidate démocrate, Hillary Clinton, a publié vendredi 14 octobre un message ironique à l'attention du fondateur du site WikiLeaks[7], Julian Arrange. M. Podesta, qui est dans le privé un cuisinier émérite, estime que le risotto au homard qu'il a préparé dans le cadre d'un événement de campagne est sans doute meilleur que la nourriture servie à l'ambassade de l'Equateur[8] à Londres, où vit retranché M. Assange poursuivi par la justice[9] suédoise pour des accusations d'agression sexuelle. Parmi les courriers électroniques dérobés dans la boîte de M. Podesta et publiés depuis une semaine par WikiLeaks figure une recette de risotto.

5 000 dollars

L'animateur du site complotiste Infowars, Alex Jones, qui soutient le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump, a promis depuis le 30 septembre la somme de 5 000 dollars à toute personne capable de crier lors d'un meeting démocrate « Clinton est un violeur », en référence à l'ancien président. Vendredi dans l'Ohio, le président Barack Obama a répondu par l'ironie à des perturbateurs : « Frappez plutôt à d'autres portes faites pour vous. Vous dépenserez mieux votre temps. A moins que vous[11] ne soyez payé pour être[12] ici. Dans ce cas, c'est vrai, chacun doit gagner[13] son pain. »[10]

Barack Obama a tenu un meeting de soutien à Hillary Clinton à Cleveland (Ohio) le 14 octobre.

Le Parti démocrate[14] tente d'utiliser la controverse liée au comportement du candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump, vis-à-vis des femmes en associant dans des publicités les candidats du Grand Old Party en situation difficile avec le milliardaire. Parmi les cibles figure la sénatrice sortante du New Hampshire, Kelly Ayotte, qui avait assuré il y a deux semaines que M. Trump était un modèle pour les enfants, avant de se rétracter[15].

Lire aussi :   Donald Trump, « fulminant dinosaure sexiste » pour ses détracteurs [16]

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