PRIMAIRE LES REPUBLICAINS - Le résultat de la primaire de la droite sera livré en deux dates, les 20 et 27 novembre 2016. Date, candidats, sondages, résultat... Voici les points clés du scrutin interne des Républicains.
[Mis à jour le 28 octobre 2016 à 16h04] DERNIÈRE INFO - François Fillon y croit : il va "gagner la primaire de la droite", comme il l'a indiqué à Léa Salamé et David Pujadas ce jeudi soir, dans L'Emission politique de France 2. L'ancien Premier ministre mise sur un programme solide et très conservateur, ainsi que sur les derniers débats avant la date fatidique de la primaire pour s'imposer dans la dernière ligne droite.
En attendant, François Fillon semble bel et bien s'imposer depuis une semaine ou deux comme le troisième homme de cette primaire, derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Les derniers sondages[1] lui donnent une longueur d'avance sur Bruno le Maire, désormais clairement distancé à la quatrième place. Le sondage Harris Interactive publié à la fin de l'émission, démontre en tout cas que François Fillon a a été convaincant pour 38 % des téléspectateurs, soit autant que Nicolas Sarkozy quelques semaines plus tôt. Sur l'image, François Fillon est considéré comme "courageux" par 65 % d es sondés, qui sont autant à dire qu'il "sait où il va", 63 % qu'il est "honnête" et 59 % qu'il "sait faire preuve d'autorité". 40 % estiment enfin qu'il ferait un "bon président de la République". Des traits qui enregistrent des scores inférieurs à ses deux principaux concurrents cependant.
principale difficulté pour François Fillon est là : il lui faut sortir de la mêlée. Ils sont 40 % à indiquer qu'ils souhaitent qu'il soit candidat à la présidentielle (soit autant que Nicolas Sarkozy et plus de 20 points de moins qu'Alain Juppé). Pire : les sondés ne souhaitent qu'à 24 % que François Fillon soit finalement élu contre 30 % pour Nicolas Sarkozy, 41 % pour Alain Juppé et 25 % pour Bruno Le Maire, les trois invités qui l'on précédé sur France 2.
VIDEO - La réaction glaciale de François Fillon aux vannes de Charline Vanhoenacker en fin d'émission.
PAGE SPÉCIALE - La primaire de la droite, organisée par les Républicains pour désigner leur candidat à la présidentielle, se tiendra le dimanche 20 novembre 2016, puis le 27 novembre en cas de second tour. A ces dates, les résultats départageront sept candidats : Nicolas Sarkozy, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Jean-Frédéric Poisson. C'est la première fois en 2016 que la droite choisit son candidat à l'élection présidentielle[2] par le biais d'un scrutin ouvert dont le résultat reste encore incertain, malgré des sondages nettement favorables à Alain Juppé. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce s crutin clé.
27 octobre 2016 - Juppé reste leader. Selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions, Alain Juppé reste le grand favori de la primaire de la droite. Le maire de Bordeaux est crédité de 40 % des intentions de vote au premier tour le 20 novembre, contre 31 % pour Nicolas Sarkozy, 14 % pour François Fillon qui s'installe désormais durablement dans le fauteuil du troisième avec 4 points grappillés depuis septembre. Bruno Le Maire est quatrième avec 10 %, devant Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson à environ 1 %. Au second tour, Alain Juppé serait vainqueur avec 58 % des voix contre 42 % pour Nicolas Sarkozy qui continue de chuter (-4 points en une semaine, -6 points depuis mi-septembre).
25 octobre 2016 - Plus de dix points séparent Alain Juppé et Nicolas Sarkozy au premier tour, selon un sondage Ipsos Sopra-Steria pour le Cevipof et Le Monde. Le maire de Bordeaux est crédité de 41% des voix (+4 points par rapport à septembre), l'ancien chef de l'Etat de 30% (-3 points), François Fillon de 12% (+2 points), Bruno Le Maire de 11% (-2 points), Nathalie Kosciusko-Morizet de 4%, Jean-François Copé de 1% (-0,5 point) et Jean-Frédéric Poisson de 1% (+0,5 point). Au second tour, Nicolas Sarkozy perd encore du terrain. Il perdrait cette élection avec 40% (-4 points) des voix face à Alain Juppé à 60%.
20 octobre 2016 - Alain Juppé continue d'engranger des voix, selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions. Il est crédité de 40 % d'intentions de vote au premier tour et gagne ainsi 3 points depuis mi-septembre. Nicolas Sarkozy recueillerait 34 % des voix (-3 points), François Fillon 13 % (+3 points), Bruno Le Maire 7 % (-2 points), Jean-François Copé 2 %, Nathalie Kosciusko-Morizet 2 % (-1 point) et Jean-Frédéric Poisson 2 % (+1 point). Au second tour, Alain Juppé remporterait la primaire avec 54 % des voix (+2 points) et mettrait donc Nicolas Sarkozy en défaite avec 46 %. Lire sur le site d'Harris Interactive.[3]
16 octobre 2016 - Juppé gagne encore des points après le débat. Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et BFM TV, c'est bel et bien Alain Juppé qui sort vainqueur du premier débat de la primaire de la droite, y compris cette fois en intentions de vote. Le maire de Bordeaux est crédité de 42 % des suffrages parmi les votants déclarés de la primaire. Il se trouve désormais 12 points devant Nicolas Sarkozy, qui se situe à 30 % d'intentions de vote. Les cinq autres prétendants à la candidature des Républiacins sont loin derrière : François Fillon est à 12 % d'intentions de vote, Bruno Le Maire à 11 %, Nathalie Kosciusko-Morizet à seulement 3 %. Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson obtiennent tous les deux 1 % des suffrages. Lire sur le site d'Ipsos[4]
La primaire des Républicains se tiendra le dimanche 20 novembre 2016. Si aucun candidat ne parvient à recueillir 50 % des voix, un second tour sera organisé le 27 novembre. La campagne a débuté le 21 septembre, le jour de la publication de la liste officielle des candidats par la Haute autorité. Les prochaines semaines seront rythmées par plusieurs débats télévisés. outre le débat du 13 octobre (TF1, Le Figaro, RTL), d'autres confrontations sont prévues les 3, 17 et 24 novembre.
La date de la primaire de la droite a fait débat au sein des républicains. Plusieurs responsables du parti voulaient que la date de la primaire de la droite soit avancée en juin 2016. Ils souhaitaient déterminer au plus tôt le candidat, pour ainsi éviter les longs mois d'affrontement, et se donner le temps de renforcer l'union derrière la personne désignée alors que l'absence de la droite au second tour de la présidentielle au profit de Marine Le Pen est envisagée. Les partisans d'une primaire avancée étaient aussi des soutiens de Nicolas Sarkozy, qui espéraient ainsi donner plus de chances au président des Républicains d'être élu candidat. Parmi eux, on comptait notamment Eric Ciotti, Luc Chatel, Gérard Longuet et Christian Jacob. Alain Juppé et François Fillon, qui seront les principaux opposants de l'ancien chef de l'Etat durant cette primaire, préféraient eux garder la date initialement choisie, arguant des difficultés d'organisation en c as de délais réduits. Finalement, le débat a été tranché par Christian Jacob, patron des députés LR, mi-décembre, le calendrier a été maintenu. "Il n'y a visiblement pas de consensus", a-t-il affirmé.
Nicolas Sarkozy, après son retour en politique et la prise de pouvoir au sein de son parti, n'envisageait pas de primaire et entendait se poser comme le candidat naturel de la droite. Il a finalement dû en accepter l'idée. Il a rendu sa candidature officielle par la publication d'un livre, "Tout pour la France" (Plon), conçu comme "un point de départ" pour celui qui n'est désormais plus à la tête du parti Les Républicains. En quatrième de couverture, Nicolas Sarkozy y affirme que "la France exige qu'on lui donne tout". "J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire", ajoute-t-il.
Alain Juppé, maire de Bordeaux, s'est déclaré candidat dès août 2014 par le biais d'un message posté sur son blog. "Nous devons la gagner (la présidentielle 2017[5], ndlr) pour sortir la France du marasme où elle stagne aujourd'hui", écrivait celui qui devenu le favori des sondages. Il entendait "rassembler dès le premier tour les forces de la droite et du centre autour d'un candidat capable d'affronter le Front national d'un côté et le PS ou ce qui en tiendra lieu de l'autre". Il renvoyait alors ses partisans vers un livre à paraître qu'il a co-écrit, "Les douze travaux de l'opposition". Alain Juppé peut notamment compter sur le soutien de François Bayrou et d'une large partie l'UD I. Hervé Mariton, dont la candidature a été invalidée par la Haute autorité, a également décidé de se ranger à ses côtés.
François Fillon, ancien Premier ministre, a annoncé qu'il se portait candidat en avril 2015 dans les colonnes du Point. "Je suis candidat pour porter un projet de rupture et de progrès autour d'une ambition : faire de la France la première puissance européenne en dix ans", avait-il déclaré. Il a annoncé en janvier 2016 qu'il quitterait la politique si jamais il échouait à remporter cette primaire. François Fillon s'est aussi engagé, comme Alain Juppé, à ne faire qu'un seul mandat si jamais il était élu lors de la présidentielle en 2017.
Bruno Le Maire s'est officiellement déclaré candidat lors d'une réunion publique à Vesoul, le 23 février 2016. "Ma décision est simple, forte, inébranlable. Oui, je suis candidat pour être président de la République", a-t-il déclaré sur scène. Le député de l'Eure avait auparavant laissé peu de doute sur sa participation à la primaire. "Si je vous disais que je ne me préparais pas à la primaire, je vous mentirais. Et je n'aime pas mentir", avait-t-il déclaré sur RTL le 4 janvier. Dans la foulée de sa déclaration de candidature, Bruno Le Maire a également sorti un livre sur sa vision de la France intitulé "Ne vous résignez pas". Il bénéficie du soutien d'Yves Jégo et de Hervé Morin alors même que l'UDI ne participe pas à la primaire.
Nathalie Kosciocko-Morizet a officialisé sa candidature au 20h de TF1, le 8 mars 2016, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes[6]. "Je crois qu'il faut changer enfin la politique. Je suis candidate pour donner à chacun, à chaque Français, la maîtrise de sa vie", a-t-elle déclarée sur le plateau du JT. Cette candidature n'était pas une surprise : peu après son éviction de la direction des Républicains suite aux régionales de décembre 2015, NKM déclarait au Parisien qu'elle envisageait une participation à la primaire. Jusqu'au dernier moment, le doute sur sa pa rticipation effective à la primaire subsistait du fait de sa difficulté à réunir les parrainages nécessaires.
Jean-François Copé, a annoncé sa candidature le dimanche 14 février 2016 sur le plateau du 20 heures de France 2 - alors que Nicolas Sarkozy s'exprimait sur TF1 -, quelques semaines après la sortie de son livre "Le sursaut français". Après une cure de silence médiatique de 18 mois, le maire de Meaux s'est dit "prêt" à revenir sur le devant de la scène. "Je trouvais très hypocrite de retarder inutilement, alors même qu'est arrivée lundi dernier la décision des juges sur cette triste affaire Bygmalion", a-t-il expliqué sur France 2. Jean-François Copé a été placé sous le statut de témoin assisté et a donc échappé à la mise en examen.
Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate fondé par Christine Boutin, est le seul candidat à cette primaire qui n'appartient pas au parti Les Républicains. Il a annoncé sa candidature dans une interview accordée à Valeurs Actuelles, mi-septembre 2015. "Tout a changé depuis 2012, tout !", disait-il. "La reconduction des mêmes discours émanant des mêmes personnes produit les mêmes impasses ! Les Français attendent autre chose".
La date limite pour le dépôt des candidatures était fixée au 9 septembre 2016 pour une diffusion de la liste définitive des candidats 12 jours plus tard, le 21 septembre, date à laquelle la campagne a été officiellement lancée. Avant de s'engager dans cette primaire, les candidats doivent savoir qu'ils ne pourront pas se présenter à la présidentielle sous une autre étiquette en cas de défaite. En effet, chaque candidat doit s'engager à "soutenir publiquement le candidat à la présidence de la République désigné à l'issue de la primaire et à prendre part à sa campagne".
Il était nécessaire de recueillir un certain nombre de parrainages pour voir son nom figurer sur un bulletin de vote : au moins 20 venant de parlementaires, au moins 250 d'élus répartis sur minimum 30 départements et au moins 2 500 d'adhérents répartis sur minimum 15 départements. Ces élus devront également signer une charte d'adhésion aux valeurs de la droite afin de donner leur parrainage. Quant aux partis autres que Les Républicains, il leur appartenait de fixer les modalités et notamment le nombre de parrainages. Un geste pour permettre de réaliser la primaire la plus ouverte possible. Toutefois, les adhérents de l'UDI se sont prononcés contre une participation de leur parti à la primaire. Jean-Frédéric Poisson est donc le seul candidat hors Les Républicains.
Les Républicains ont mis en ligne le 30 septembre la liste des bureaux de vote permettant de faire entendre sa voix pour la primaire de la droite et du centre. Ce sont 10 228 lieux qui seront réservés pour abriter les urnes, sur l'ensemble du territoire, soit 800 de plus que lors de la primaire PS de 2011 (zoomez pour voir apparaître les bureaux).
Sur le site de la primaire LR, il est donc possible de consulter la liste des bureaux de vote (ici[7]) ou de chercher le bureau de vote le plus proche de chez soi en renseignant son adresse (ici[8]). La liste sera également publiée dans la presse quotidienne régionale afin de toucher le maximum de personnes.
"L'idée est que les gens n'aient jamais à faire plus d'une heure aller-retour en voiture pour voter", a déclaré Thierry Solère, président du comité d'organisation de la primaire. Afin d'établir la répartition des bureaux de vote, la Haute autorité de la primaire a utilisé les scores cumulés de Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan au premier tour de la présidentielle de 2012, explique Le Monde[9]. C'est pour cette raison que certains territoires comptent largement plus de bureaux de vote que d'autres, comme le Nord (364 bureaux), Paris (313 bureaux) et les Bouches-du-Rhône (313 bureaux).
Le site de la primaire LR précise que pour voter il faudra être inscrit sur les listes électorales au 31 décembre 2015. Certains mineurs pourront toutefois participer. "Une liste électorale complémentaire est établie afin de permettre aux citoyens ayant 18 ans à la date de l'élection présidentielle de prendre part au scrutin", précise la Haute autorité. Ils seront appelés à se préinscrire à l'adresse www.primaire2016.org[10]. Les Français établis hors de France devront également se soumettre à une préinscription pour pouvoir participer par voie électronique.
Le scrutin est ouvert à l'ensemble des personnes inscrites sur les listes électorales au 31 décembre 2015. Ceux souhaitant exprimer leur voix devront simplement se rendre à leur bureau de vote (lire ci-dessus[11]), payer deux euros et signer une "charte de l'alternance" assurant qu'ils partagent "les valeurs de la droite républicaine et du centre" et qu'ils s'engagent "pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France". Pour cette primaire, le vote électronique tout comme la remise d'une procuration ne seront pas possibles, les électeurs devront donc se déplacer dans l'u n des 10 000 bureaux de vote prévus sur l'ensemble du territoire.
References
- ^ derniers sondages (www.linternaute.com)
- ^ élection présidentielle (election-presidentielle.linternaute.com)
- ^ Lire sur le site d'Harris Interactive. (harris-interactive.fr)
- ^ ire sur le site d'Ipsos (www.ipsos.fr)
- ^ présidentielle 2017 (election-presidentielle.linternaute.com)
- ^ Journée internationale des droits des femmes (www.linternaute.com)
- ^ ici (www.primaire2016.org)
- ^ ici (www.primaire2016.org)
- ^ Le Monde (a bonnes.lemonde.fr)
- ^ www.primaire2016.org (www.primaire2016.org)
- ^ lire ci-dessus (www.linternaute.com)
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