La mission ExoMars[1] de l'Agence spatiale européenne[2] (Esa) n'est pas totalement un échec. L'orbiteur Trace Gas Orbiter (TGO) a réussi à se placer sur la bonne orbite autour de Mars et communique parfaitement avec la Terre[3]. Il va pouvoir commencer sa mission scientifique et préparer tranquillement l'arrivée du rover Pasteur en 2021, pour lequel il servira notamment d'antenne-relais.
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ExoMars n'est pas non plus une totale réussite. L'atterrisseur Schiaparelli s'est très probablement crash� � à la surface de Mars mercredi 19. L'information doit encore être confirmée par l'Esa, mais le pessimisme est de mise[5].
L'Esa a beau souligner que le but du pauvre Schiaparelli était justement de servir de crash-test pour que l'Europe apprenne à atterrir sur Mars et qu'elle a réussi à obtenir la majorité des données nécessaires à cet apprentissage, sa mission ne se limitait pas à ce triste sort. L'atterrisseur devait aussi servir de mini-station météo et collecter des données scientifiques pendant quatre à huit jours. Ce qu'il ne pourra pas faire, crash ou pas, puisque les communications sont de tout e manière totalement coupées.
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Ce bilan l'inscrit de fait sur la longue liste des échecs martiens. TGO et Schiaparelli mis à part, sur les 48 missions envoyées vers Mars, seules 19 ont fonctionné, note Le Figaro.[7] Soit un taux de réussite de 39%.
Beagle 2, le précédent échec de l'Europe
Le précédent échec de l'Europe s'appelle Beagle 2. Il y a treize ans, le 25 décembre 2003, cette petite sonde de conception britannique s'est bien posée sur Mars. Mais ce qui aurait dû être une belle histoire de Noël s'est transformé en cauchemar. Car la sonde n'a jamais pu émettre vers la Terre. Probablement "parce qu'elle n'a pu ouvrir que deux ou trois de ses quatre panneaux solaires", nous expliquait Francis Rocard, astrophysicien responsable des programmes d'exploration du Système solaire[8]< /small> au Centre national d'études spatiales[9] (Cnes), lors d'une précédente interview. Un manque d'énergie fatal au système de communication.
Un échec d'autant plus cuisant que les scientifiques ont dû attendre 2015[10] pour commencer à comprendre ce qu'il s'était passé, grâce à des photos prises par HiRISE, une caméra ultra précise installée sur... une sonde de la Nasa, < a href="http://www.huffingtonpost.fr/2016/10/20/avant-schiaparelli-exomars-esa-a-deja-perdu-un-robot-mars/?utm_hp_ref=fr-homepage" target="_blank" style="color: inherit; text-decoration: none;" name="readabilityLink-11">comme l'explique le Huffington Post.[11]
La longue liste des ratés soviétiques
Mais le champion de l'échec[12] martien reste la Russie, ou plutôt l'URSS. Les Soviétiques ont peut-être été les premiers à lancer une sonde vers la planète rouge, ils n 'ont pas été les premiers à l'atteindre. Mars 1M No1, lancée en 1960, n'a même pas réussi à se placer en orbite autour de la Terre. Pas plus que les deux tentatives suivantes. Spoutnik 23 a bien réussi à quitter la Terre en 1962, mais s'est perdu dans l'espace quatre mois plus tard, se rappelle Le Figaro.[13]
Neuf échecs plus tard, l'URSS a retenté sa chance avec Mars 2 et Mars 3. Lancées en 1971, les deux sondes se sont bien placées en orbite. Elles ont ensuite largué leur atterrisseur respectif... qui sont arrivés en pleine tempête de sable[14]. Le premier s'est écrasé à la surface. Le deuxième s'est posé, puis est tombé en panne 20 secondes plus tard. Les missions suivantes, Mars 4, 5, 6 et 7, n'ont pas connu de meilleurs sorts, note RTS Info.[15]
La Nasa a aussi essuyé les plâtres
L'Agence spatiale Américaine (Nasa)[16] a connu plus de succès. Elle a été la première à envoyer une sonde en orbite autour de Mars: Mariner 4, en 1965. Elle a aussi été la première -et la seule- à faire fonctionner un engin sur Mars. D'abord avec Viking 1 et 2, en 1976, puis avec Mars Pathfinder (1996), Opportunity[17] et Spirit (2004), Phoenix Mars Lander (2008) et Curiosity[18] (2012).
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Elle a aussi essuyé son lot d'échecs. Le plus risible d'entre eux est sans conteste le crash de la sonde Mars Climate Orbiter en 1999[20]. Une histoire de confusion entre les unités métriques et impériales entrée dans les annales. La sonde Mars Polar Lander, s'est également écrasée en 1999, probablement parce que son moteur s'est éteint trop tôt. Mars Observer, elle, a probablement explosé en 1993, trois jours avant d'arriver sur la planète rouge.
Même le Japon s'est cassé les dents sur Mars. Sa sonde Planet-B Nozomi, envoyée en 1998, a subi un problème de moteur et est arrivée quatre ans après la date prévue, en décembre 2003. En manque de carburant, elle n'a même pas réussi à se mettre en orbite et dérive de puis autour du Soleil. Comme quoi Schiaparelli n'aura pas connu la fin la plus triste.
References
- ^ ExoMars (www.lexpress.fr)
- ^ l'Agence spatiale européenne (www.lexpress.fr)
- ^ la Terre (www.lexpress.fr)
- ^ ExoMars: l'Europe à la conquête de la planète rouge (www.lexpress.fr)
- ^ le pessimisme est de mise (www.huffingtonpost.fr)
- ^ ExoMars: ce que l'on sait de l'atterrissage de la sonde minute par minute (www.lexpress.fr)
- ^ note Le Figaro. (www.lefigaro.fr)
- ^ Système solaire (www.lexpress.fr)
- ^ Centre national d'études spatiales
(cnes.fr) - ^ les scientifiques ont dû attendre 2015 (www.lexpress.fr)
- ^ comme l'explique le Huffington Post. (www.huffingtonpost.fr)
- ^ le champion de l'échec (www.rts.ch)
- ^ Le Figaro. (www.lefigaro.fr)
- ^ en pleine tempête de sable (www.lexpress.fr)
- ^ note RTS Info. (www.rts.ch)
- ^ L'Agence spatiale Américaine (Nasa) (www.lexpress.fr)
- ^ Opportunity (www.lexpress.fr)
- ^ Curiosity (www.lexpress.fr)
- ^ Star Wars: l'agence spatiale européenne peut-elle concurrencer la Nasa? (www.lexpress.fr)
- ^ Mars Climate Orbiter en 1999 (www.lemonde.fr)
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