Le ministre de l'intérieur a reçu les syndicats policiers, mercredi. Ce qui n'a pas empêché un nouveau rassemblement sauvage le soir même.
Les annonces du ministère de l'intérieur, mercredi 19 octobre, p romettant des « concertations » sur les revendications des policiers – ces derniers expriment depuis lundi soir leur « ras-le-bol » dans les rues de Paris[1], de Nancy[2], de Marsei lle[3] et de Nice[4] –, n'ont pas dissuadé environ 500 d'entre eux, pour la plupart en civil, de se rassembler[5] à nouveau mercredi soir sur la place de la Républi que, à Paris.
Avant une « marche de la colère policière et citoyenne », prévue 26 octobre, ils ont entonné La Marseillaise. Et, si certains ont crié « Cazeneuve démission » à l'adresse du ministre de l'intérieur, le défilé jusqu'à la place du Colonel-Fabien s'est déroulé dans le calme.
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« La plus grande fermeté »
A quelques mois de l'élection présidentielle, l'exécutif, sous le feu des critiques, s'était pourtant employé à calmer[7] le jeu, dans la journée de mercredi. Le président de la République, François Hollande[8], a réaffirmé son « soutien » aux policie rs et il a appelé au « dialogue » avec leurs syndicats.
Le ministre de l'intérieur a reçu « en urgence » ces organisations, à leur demande, pour leur annoncer[9] le lancement, dès lundi 24 octobre, de concertations dans les départements sur les revendications policières.
Les syndicats, confrontés à la colère de la base, ont ensuite été reçus longuement par le ministre de la justice[10], Jean-Jacques Urvoas. Alors que les policiers dénoncent régulièrement « l'impunité » dont jouiraient leurs agresseurs, le garde des sceaux s'est engagé à renouveler[11] ses instructions en vue de « la plus grande fermeté » judiciaire.
A la sortie, le secrétaire général adjoint du syndicat Alliance (premier chez les gardiens de la paix, droite), Frédéric Lagache, s'est cependant dit « déçu » par l'absence de « réponse », notamment sur un changement des règles de la légitime défense[12]. Le syndicat a demandé « une audience au président de la République ». Mais Yves Lefebvre, d'Unité-Police[13] SGP-FO, s'est félicité d'« un bon dialogue » et de « propositions en adéquation » avec les demandes de son syndicat.
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Conclusions en décembre
« J'ai demandé à tous les préfets, en lien avec les directeurs départementaux de la sécurité publique, de mener[15] dans chaque département une concertation approfondie avec les personnels de la police nationale et leurs représentants syndicaux (…). Cette concertation débutera dès lundi », avait déclaré, plus tôt dans la journée, Bernard Cazeneuve.
Le ministre avait annoncé, plus tôt dans la journée, que les conclusions seraient remises « en décembre pour mise en œuvre immédiate dès 2017 ». Un plan « de sécurité publique » sera lancé en novembre et « complété des résultats de la concertation ».
Cette concertation « permettra d'écouter les personnels et d'engager avec eux un dialogue riche sur les sujets suivants : la dotation de la sécurité publique en nouveaux matériels dès 2017 » dans la continuité d'un plan déjà engagé, « la question des charges indues, l'amélioration des conditions de travail[16] par l'engagement de travaux immobiliers notamment », a précisé le ministre.
Lire aussi : Les policiers restent mobilisés, leur patron appelle « à l'apaisement » [17]
« Les policiers sont soutenus »
M. Cazeneuve a longuement défendu les efforts du gouvernement, rappelant une « hausse de 15 % des crédits[18] » du ministère pour 2017. « Les policiers sont compris et soutenus non seulement par leur hiérarchie, par le gouvernement mais aussi par tous les Français », ils incarnent « une certaine idée de la France[19] », a-t-il lancé.
« Le gouvernement est totalement déterminé à ce que la justice passe à chaque fois qu'un policier ou un gendarme est agressé en raison de ce qu'il est », a assuré le ministre.
Le mouvement des policiers fait suite à une attaque au cocktail Molotov d'un véhicule de police à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre, lors de laquelle un adjoint de sécurité de 28 ans a été très grièvement brûlé[20], notamment.
Le premier secrétaire du Parti socialiste[21], Jean-Christophe Cambadélis, a pour sa part dénoncé la « patte » du Front national[22] dans les récents rassemblements de policiers qu'il a qualifié de « hors la loi ». « Pas de "patte" mais un soutien sans faille, face à un pouvoir[23] qui a manifestement de la haine pour la police », a répliqué le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Philippot.
References
- ^ Toute l'actualité Paris (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Nancy (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Marseille (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Nice (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe rassembler (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ L'intox d� ��Eric Ciotti sur la légitime défense des policiers (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe calmer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité François Hollande (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe annoncer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité justice (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe renouveler (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité défense (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Police (www.lemonde.fr)
- ^ Sous pression, les policiers disent leur ras-le-bol (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe mener (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité conditions de travail (www.lemonde.fr)
- ^ Les policiers restent mobilisés, leur patron appelle « à l'apaisement » (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité crédits (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité France (www.lemonde.fr)
- ^ un adjoint de sécurité de 28 ans a été très grièvement brûlé (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Parti socialiste (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Front national (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe pouvoir (conjugaison.lemonde.fr)
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