Senin, 17 Oktober 2016

Quatre femmes accusent Trump d'attouchements sexuels dans les médias américains - Le Monde

L'équipe de campagne du candidat républicain a aussitôt démenti les accusations et promis de poursuivre le « New York Times » en justice. Mais d'autres médias sont en embuscade.

Lors d'un meeting à Lakeland (Floride), le mercredi 12 octobre, le candidat républicain Donald Trump tient une pancarte « Women for Trump ».

Deux femmes ont accusé Donald Trump[1] d'attouchements sexuels – qui auraient eu lieu il y a plusieurs années – dans des témoignages publiés par le New York Times mercredi après-midi[2]. Ces accusations ont immédiatement été réfutées par la campagne du milliardaire républicain, celle-ci dénonçant de la pure diffamation.

Selon le journal – qui a ouvertement pris position pour la candidate démocrate Hillary Clinton[3], en opposition à Donald Trump –, les dénégations de la semaine dernière à propos du comportement du candidat avec les femmes ont poussé Jessica Leeds et Rachel Crooks à confier[4] au quotidien new-yorkais leurs témoignages sur des attouchements sexuels, dont elles n'avaient jamais fait part publiquement.

La première reproche à M. Trump de l'avoir pelotée alors qu'elle était assise à côté de lui dans un avion, il y a plus de trois décennies, et la seconde affirme que M. Trump l'a embrassée contre son gré en 2005, lorsqu'elle travaillait comme réceptionniste dans la tour Trump Tower, appartenant au magnat de l'immobilier[5].

Deux autres médias[6], le Palm Beach Post, en Floride, et une chaîne du réseau NBC, dans la région de Seattle, ont rapporté les propos d'autres femmes accusant le candidat. Il s'agit de Mindy McGillivray, qui affirme avoir[7] subi des attouchements dans la propriété de M. Trump, à Mar-a-Lago, il y a 13 ans, et de Cassandra Searles, une ancienne miss Washington expliquant avoir aussi été pelotée par M. Trump.

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« Accusations complètement fausses »

Ces témoignages sur deux incidents distincts surviennent dans un contexte[9] extrêmement tendu, quelques jours après la publication d'une vidéo de 2005 dans laquelle Donald Trump se vante d'un comportement relevant du harcèlement sexuel[10].

Le candidat s'est ensuite excusé d'avoir tenu ces propos, affirmant qu'il « s'agissait de discussions[11] de vestiaires » et qu'il ne s'était jamais comporté de la sorte.

« Cet article tout entier est de la fiction, et le fait que le New York Times lance ces accusations complètement fausses (…) à propos de la personnalité de M. Trump sur un tel sujet est dangereux », a réagi, dans un communiqué, un responsable de la campagne de Trump, Jason Miller.

Depuis le deuxième débat entre les deux candidats à l'élection présidentielle américaine[12], le dimanche 9 octobre, la campagne a amorcé un virage plus personnel, avec une multiplication des attaques, venues des deux camps.

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« Personne répugnante »

Le fait que ces témoignages « ne soient rendus publics que des décennies plus tard dans le dernier mois de la campagne présidentielle devrait être[14] suffisant » à les décrédibiliser, a expliqué M. Miller. Selon lui, l'article du New York Times « marque un nouveau niveau de bassesse dans la direction que les médias souhaitent prendre[15] pour déterminer[16] le [résultat] de l'élection ».

Le candidat avait été interrogé par le journal avant la publication de l'article dans une interview téléphonique, dont le journal a rapporté des extraits. « Rien de tout cela ne s'est jamais produit », a affirmé M. Trump, en menaçant de poursuivre[17] le journal en justice[18] si les témoignages étaient publiés. « Vous[19] êtes une personne répugnante », a-t-il reproché à la journaliste qui le questionnait.

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