L'Autorité de sûreté nucléaire a demandé à l'exploitant de procéder sous trois mois à des contrôles de la résistance des fonds des générateurs de vapeur.
L'Autorité de sûreté nucléaire[1] (ASN) a indiqué pour sa part avoir[2] demandé à l'exploitant de procéder à des contrôles, sous trois mois[3], de la résistance des fonds des générateurs de vapeur (GV).
Ceux-ci présentent, en effet, des ségrégations, c'est-à-dire des concentrations excessives de carbone dans certaines zones, susceptibles de fragiliser[4] l'acier de ce composant important de l'îlot nucléaire des centrales, puisqu'il produit la vapeur envoyée dans la turbine pour produire[5] le courant. Cet échangeur thermique, soumis à des pressions et des températures élevées, doit donc être[6] à toute épreuve.
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Ces cinq « tranches » font partie des dix-huit sur lesquelles ont été constatées ces anomalies dans le forgeage des pièces. Un défaut qui avait d'abord été mis en évidence sur la cuve de l'EPR en construction à Flamanville (Manche). Chaque réacteur ayant trois ou quatre générateurs selon sa puissance, le total des GV concernés est de quarante-six : vingt-six ont été forgés au Japon[8] par JFCC pour le compte d'Areva et vingt dans l'usine du Creusot (Saône-et-Loire) d'Areva, qui fait l'objet d'un audit approfondi depuis des mois par les experts[9] du groupe nucléaires et d'EDF.
Sur les dix-huit réacteurs concernés par la mise en garde de l'ASN lancée avant l'été, six ont été inspectés et ont pu redémarrer[10] avec l'accord de l'autorité du nucléaire et sept autres (Bugey 4, Civaux 2, Dampierre 3, Gravelines 2, Saint-Laurent-des-Eaux B1 et Tricastin 1 et 3) sont en cours d'inspection et en attente de redémarrage. Les cinq réacteurs supplémentaires pour lesquels l'ASN vient de prescrire[11] des contrôles vont donc porter[12] à douze le nombre de tranches à l'arrêt.
« Ces douze réacteurs sont équipés de générateurs de vapeur forgés au Japon, sur lesquels de premières analyses[13] font état de concentration en carbone plus élevées que sur les autres », explique Olivier Gupta, directeur général de l'ASN. En règle générale, précise-t-il, la teneur en carbone de l'acier de ces composants est de l'ordre de 0,2 %. Sur les GV équipant les six autres réacteurs mis en cause, le taux de carbone avoisinait 0,3 %. Mais, sur certaines des douze tranches restantes, il approche 0,4 %.
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), après étude de ces anomalies[14], indique qu'« il ne dispose pas à ce stade de données sur le comportement des matériaux à de tels niveaux de concentration de carbone, significativement supérieurs à ceux étudiés dans le cadre de l'anomalie de la cuve de l'EPR ».
D'où, indique M. Gupta, la décision de prescrire à EDF des contrôles sans attendre un arrêt programmé des cinq nouveaux réacteurs. L'exploitant devra fournir à l'autorité de sûreté un dossier de justification établissant la fiabilité des pièces incriminées. Son examen demandera ensuite plusieurs semaines. « A ce stade, souligne l'ASN, nous ne pouvons pas préjuger[17] de notre décision. Il n'est pas exclu que nous n' autorisions pas le redémarrage des réacteurs concernés. »[15][16]
L'électricien, qui avait programmé ces arrêts entre la fin de 2016 et 2017, souhaite effectuer[18] les vérifications avant d'entrer dans la saison froide afin que le parc de cinquante-huit réacteurs soit disponible entre janvier et mars, les mois où la consommation[19] est souvent la plus forte. EDF peut aussi vouloir[20] inscrire[21] les pertes de recettes[22] liées à l'arrêt des réacteurs dans ses comptes 2016 plutôt que de les reporter[23] sur son exercice 2017.
On attend aussi les conclusions de l'ASN concernant la résistance de la cuve de l'EPR de Flamanville (Manche), dont le sommet du couvercle et le fond ont aussi une trop forte concentration en carbone. Areva, qui a forgé la pièce au Creusot, et EDF, qui l'a déjà installée dans le bâtiment réacteur, doivent remettre[24] les derniers résultats de leurs essais à la fin de l'année. L'ASN se prononcera à la fin du premier semestre 2017 sur sa conformité – ou non – aux normes drastiques qui s'imposent aux équipements sous pression nucléaire.
Lire aussi : Plusieurs anomalies détectées sur des équipements de l'EPR [25]
References
- ^ Toute l'actualité nucléaire (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe avoir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ procéder à des contrôles, sous trois mois (www.asn.fr)
- ^ Conjugaison du verbe fragiliser (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe produire (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe être (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Areva veut solder toutes ses erreurs industrielles (www.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité Japon (www.lemonde.fr)
^ Toute l'actualité les experts (www.lemonde.fr) - ^ Conjugaison du verbe redémarrer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe prescrire (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe porter (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité analyses (www.lemonde.fr)
- ^ après étude de ces anomalies (www.irsn.fr)
- ^ Conjugaison du verbe attendre (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe fournir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe préjuger (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe effectuer (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité consommation (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe vouloir (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe inscrire (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Toute l'actualité recettes (www.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe reporter (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Conjugaison du verbe remettre (conjugaison.lemonde.fr)
- ^ Plusieurs anomalies détectées sur des équipements de l'EPR (www.lemonde.fr)
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